Historique


Création de REMDUS

Le 21 janvier 1986, une première réunion générale au sujet de la formation d’une association étudiante regroupant les étudiantes et les étudiants des 2e et 3e cycles a eu lieu, réunissant plus de 70 personnes. Deux comités ont alors été créés et chargés respectivement de rédiger les règlements généraux et d’organiser un référendum dans le but de légitimer la fondation de l’association.

 

À cette époque, il existait deux associations étudiantes de campus à l’Université de Sherbrooke, soit la CADEUS et l’AFEUS, représentant à la fois des étudiants de premier cycle et des cycles supérieurs. Cette dernière a d’ailleurs ouvertement critiqué la formation du REMDUS en allant même jusqu’à inviter les étudiants de 2e et 3e cycles à voter non au référendum.

 

En avril 1986, les résultats du référendum sont dévoilés: 549 étudiants ont voté « oui » contre 105 qui ont voté « non ». En tenant compte des 70 abstentions, c’est donc 84 % des étudiants des cycles supérieurs qui se sont prononcés en faveur de la création du REMDUS! Le 2 décembre 1986, les Règlements généraux sont adoptés en Assemblée générale, et en juillet 1987, le REMDUS reçoit ses lettres patentes. Le REMDUS est officiellement né!

 

Pour assurer son financement à l’aide de cotisations, le REMDUS doit rapidement songer à s’affilier à l’AFEUS ou à la CADEUS. Le 5 octobre 1988, il est décidé de joindre l’AFEUS en Assemblée générale. Le mariage sera de courte durée. En effet, en avril 1990, le REMDUS se désaffilie de l’AFEUS pour voler de ses propres ailes. Il recevra une reconnaissance de l’Université en juillet de la même année. Quelques mois plus tard, l’AFEUS et la CADEUS se fusionnent, formant ainsi la FEUS que l’on connaît actuellement.

 

L’accréditation (1991-1994):

Dès ses débuts, le REMDUS sent le besoin d’appartenir à un mouvement national. Le jeune Regroupement prend part à la fondation du RACSQ, le Rassemblement des associations des cycles supérieurs, en 1989. Le RACSQ regroupe les associations étudiantes de 2e et 3e cycles de l’Université Laval, de Polytechnique, de l’UQAR, de MC Gill et de Concordia, en plus de celle de l’Université de Sherbrooke. Jusqu’en 1994, moment où le RACSQ choisit de se dissoudre pour joindre la FEUQ et son Conseil national des cycles supérieurs, le CNCS oeuvre à la défense et à la représentation des étudiants des cycles supérieurs au niveau national, par exemple dans les dossiers de la loi sur l’accréditation, des organismes subventionnaires, du dégel des frais de scolarité, de l’aide financière, etc.

 

La stabilité de l’association étant assurée, le REMDUS se dote d’une employée permanente – toujours en poste aujourd’hui – et entreprend la mise en oeuvre du service Copie Campus, en 1993. Pour des raisons pratiques (les associations membres du REMDUS ne représentant pas à l’époque la majorité des étudiantes et étudiants de 2e et 3e cycles), le REMDUS entreprend un processus d’accréditation en vue de devenir un regroupement d’étudiants et non d’associations. Le certificat est obtenu en 1994, à la suite d’un référendum.

 

La désaffiliation (2007-2008):

Suite à une demande de ses membres, le REMDUS se lance dans un processus référendaire visant à consulter l’opinion de ses membres sur son affiliation à la FEUQ. Après plusieurs mois de travail acharné, le REMDUS arrive enfin à obtenir l’opinion de ses membres qui votent à majorité pour une désaffiliation à la FEUQ. Le REMDUS se restructure donc afin de permettre un suivi des services fournis tout en lui assurant une position sur le plan national en tant qu’association indépendante.

 

La Grève de 2012 et la TaCEQ (2008-2014):

Suite à sa désaffiliation de la FEUQ, le REMDUS participe à la création de la TaCEQ (Table de concertation étudiante du Québec), qui voit le jour en 2009. C’est donc en étant affilié à cette association étudiante que le REMDUS soutient la grève étudiante de 2012. Une fois le projet du gouvernement Charest vaincu, [une victoire significative pour l’ensemble du mouvement de grève étudiant], le REMDUS participe au Sommet sur l’éducation conçu par le gouvernement Marois. Le REMDUS en est ressorti déçu, comme de nombreuses associations étudiantes, quant à la vision de l’éducation supérieure présenté par le gouvernement péquiste. À la suite de cela, fin 2013, le REMDUS insatisfait du fonctionnement interne de la TaCEQ, qui subissait de nombreux blocages, entame un processus de désaffiliation qui culmine avec un référendum gagnant avec 70% des votes. Le divorce devient effectif dans les premiers mois de 2014.